Le but de la religion est de favoriser l’épanouissement individuel, l’équilibre et le bonheur de la société en y établissant la concorde, la justice et l’unité.

Pour atteindre cet objectif, Bahá’u’lláh a énoncé il y a plus de 150 ans les principes fondateurs suivant

 


Pour les baha’is, il n’existe qu’un seul Dieu, ou unique force supérieure qui est à l’origine de la création de toute chose.

De même tous les religions sont issues d’une seule et même foi de Dieu dont chacun des messagers révèle progressivement la nature, en accord avec l’époque à laquelle il se manifeste. C’est le processus continu de révélation progressive.


Ô bien-aimés ! Le tabernacle de l’unité est dressé ; ne vous considérez pas comme des étrangers. Vous êtes les fruits d’un seul arbre, les feuilles d’une seule branche.

C’est la vision qui rassemble les baha’is partout dans le monde, celui d’une société mondiale unie par des aspirations spirituelles et un engagement au service de l’humanité. C’est ce qui fait de la communauté baha’ie la plus diversifiée de la planète

Le monde de l’humanité possède deux ailes – l’une est constituée par les hommes, l’autre par les femmes. Tant que les deux ailes ne sont pas également développées, l’oiseau ne peut voler. Si une aile demeure faible, le vol est impossible. Tant que le monde des femmes ne deviendra pas égal au monde des hommes sur le plan de l’acquisition des vertus et des perfections, le succès et la prospérité ne pourront être réalisés comme ils devraient l’être.Selon l’esprit de ce cycle, les femmes doivent progresser et remplir leur mission dans tous les domaines de la vie, devenant ainsi les égales des hommes. Elles doivent être au même niveau qu’eux et jouir des mêmes droits. Ceci est mon ardente prière et c’est l’un des principes fondamentaux de Bahà’u’llàh. Abdu’l-Bahà

Les bahá’ís s’impliquent au quotidien dans l’avancement des droits de la femme, partout dans le monde, à travers l’éducation, des projets économiques et sociaux. Il est essentiel que les femmes et les hommes travaillent ensemble à la mise en place d’un nouvel ordre social basé sur la justice, la paix et la prospérité collective.

Baha’u’llah était très attentif au problème du préjugé et a interdit la médisance qui en découle. Un préjugé est lié à une idée, sans se soucier de savoir celle-ci est raisonnable ou non. Elle aboutit souvent à se considérer comme supérieur aux autres. On porte alors un jugement négatif de tous ceux que l’on côtoie, sans considérer leurs qualités individuelles. Le préjugé basé des critères raciaux, économiques, religieux et ou tout autre qu’il soit fait naître la haine et  engendre la discorde sociale, la guerre etc… Il faut donc s’efforcer activement de se débarrasser de tous préjugés sur la nature humaine.


La base de la vie est l’assistance mutuelle et l’entraide générale et (…) la suspension de cette réciprocité provoquerait aussitôt la destruction et le néant. Plus le monde aspire à la civilisation et plus cette importante question de coopération devient manifeste. ‘Abdu’l-Bahá

A l’heure actuelle la mondialisation s’est construite sur les bases de la domination exercée par des nations sur d’autres nations, sur des peuples sur d’autres peuples… etc. Pourtant l’humanité ne peur s’épanouir sur des extrêmes des richesses et de pauvreté, l’’inégalité d’accès aux ressources, et l’acquisition des connaissances. Il est nécessaire que chacun puisse par la coopération économique profiter d’une véritable à la vie dans la société.

Voyez en l’homme une mine riche en gemmes d’une inestimable valeur. Mais, seule l’éducation peut révéler les trésors de cette mine et permettre à l’humanité d’en profiter.

L’éducation pour les baha’is doit être universelle. En plus des apprentissages fondamentaux, elle doit fournir les compétences pour comprendre les exigences de la société aussi bien matériellement que spirituellement. Par leurs actions au quotidien les baha’is participent au développement des capacités et à l’éducation spirituelle de la société.


Baha’u’llah, le fondateur de la foi baha’ie, a clairement établi dans Ses écrits, que science et religion s’accordent.

La notion de conflit entre religion et science est né principalement à cause du fait que des gens des âges passés ont considéré que la science et la religion s’opposaient l’une à l’autre. Pourtant il existent plusieurs angles de vision pour une même réalité. C’est le cas pour la science et la religion, qui de manière complémentaire aide au développement de l’humanité

La religion et la science sont les deux ailes qui permettent à l’intelligence de l’homme de s’élever vers les hauteurs, et à l’âme humaine de progresser. Il n’est pas possible de voler avec une aile seulement. Si quelqu’un essayait de voler avec l’aile de la religion seulement, il tomberait bientôt dans le marécage de la superstition, tandis que, d’autre part, avec l’aile de la science seulement, il ne ferait aucun progrès mais sombrerait dans la fondrière désespérante du matérialisme.  Abdu’l-Bahá

Bahá’u’lláh insiste sur la nécessité fondamentale pour l’humanité d’acquérir la connaissance par ses « propres yeux et non par ceux d’autrui ». Nous ne devons pas adhérer à une vision de la vérité par tradition, facilité ou admiration pour des personnes, mais nous forger nos propres idées. Nous devons remettre les idées des autres en question et utiliser notre raison pour découvrir la vérité.

Ne vous détournez pas de ceux qui ont des opinions différentes des vôtres. Tous cherchent la vérité, et bien des chemins y conduisent. La vérité présente quantité d’aspects mais elle demeure une, pour toujours et à jamais. Abdu’l-Bahá


Cette langue doit être enseignée dans toutes les écoles du monde, en plus de la langue maternelle, afin de faciliter la compréhension entre tous les hommes. Auxiliaire insiste sur le fait qu’il ne s’agit pas d’aller vers l’uniformité culturelle, au contraire, la diversité est valorisé et encouragé.

Le jour approche où tous les peuples de la terre adopteront une langue universelle et une écriture commune. Quand cela sera, où qu’aille le voyageur, quelque ville qu’il atteigne, il s’y trouvera chez lui. Bahá’u’lláh

Fréquentez les fidèles de toutes les religions dans un esprit d’amitié et de camaraderie.Tout ce qui était entre les enfants des hommes une cause d’éloignement, de trouble et de discorde, a été annulé et aboli par la révélation de ces paroles. Bahá’u’lláh


L’unité de la race humaine telle que la conçoit Bahá’u’lláh implique l’établissement d’une communauté universelle ou nations, races, classes et croyances seront unies, tout en sauvegardant la liberté personnelle et l’initiative individuelle.

L’humanité est désormais capable de créer une telle société, fondée sur la justice. Bien évidemment, la réalisation de cette nouvelle civilisation mondiale n’est pas une tâche aisée et y prendre part n’est pas un privilège réservé à quelques uns. Tous les peuples du monde doivent prendre conscience qu’il est impératif d’avancer collectivement vers ce but. Chacun est encouragé à participer à l’instauration de nouvel ordre mondial.

Le progrès et la prospérité de tous ne peut venir que si nous développons une nouvelle compréhension de la nature humaine, spirituelle et unificatrice et non matérielle et conflictuelle, basée sur des relations encourageantes et bienveillantes. Cette transformation devra aussi être réalisée au sein des institutions pour que la justice soit le principe fondateur de la société.

Le processus éducatif qui permet d’acquérir les compétences pour instaurer cette communauté universelle est déjà en marche au sein des familles baha’ies, avec leurs amis. Il s’agit de partager des activités tels que des moments de prières, d’étudier les enseignements spirituels, proposer des cours pour les enfants pour contribuer autour d’eux à la réalisation de cette vision.

 

Bahá’u’lláh met également l’accent sur l’importance des valeurs morales telles que l’honnêteté, la véracité, la générosité, la pureté d’intention, le service à autrui… ou encore considérer le travail comme un acte d’adoration et privilégier les actes aux paroles