Les Baha’is de Chambéry

Categories

Accueil > La foi Baha’ie > L’histoire > Shoghi Effendi - Le Gardien

12 février 2013
Baha’i Chambéry

Shoghi Effendi - Le Gardien

Abdu’l-Bahá et Shoghi Effendi


’Abdu’l-Bahá,
avait désigné par testament le plus âgé de ses petits-fils, Shoghi Effendi Rabbaní pour lui succéder, dans une fonction spécifique désignée sous le nom de Gardien de la Foi bahá’íe.

Dans cette fonction, Shoghi Effendi faisait autorité comme interprète des enseignements bahá’ís.

Né à Saint-Jean-d’Acre le 1er mars 1897, Shoghi Effendi a passé une bonne partie de sa petite enfance auprès de ’Abdu’l-Bahá.

Il suivit les cours de l’université américaine de Beyrouth puis ceux de l’université d’Oxford où il acquit une parfaite maîtrise de la langue anglaise et de la culture occidentale.

Le décès d’Abdu’l-Bahá en 1921 marque une nouvelle étape dans la direction de la communauté bahá’íe, qui passe désormais d’un individu à un ordre administratif fondé sur "deux piliers", le Gardiennat et la Maison Universelle de Justice.

Cet ordre administratif initialement conçu par Bahá’u’lláh dans son Livre des Lois, Abdul’-Bahá l’avait affiné. Il avait nommé son petit-fils aîné, Shoghi Effendi, Gardien de la Foi bahá’íe et avait également fait référence à l’élection future de la Maison Universelle de Justice, organe législatif dont le Gardien serait "le chef sacré et le membre distingué à vie"

La Maison Universelle de Justice n’avait pas été instaurée du vivant d’Abdul-Bahá. C’est donc au Gardien qu’il reviendra d’en jeter les fondements tout au long de ses 36 ans de mandat en qualité de chef de file de la Foi de Bahá’u’lláh.

Pendant le ministère de Shoghi Effendi, la foi bahá’íe devint véritablement une religion mondiale.
Lorsque ‘Abdu’l-Bahá décéda en 1921, il y avait 100 000 bahá’ís. La plupart d’entre eux vivaient en Iran ou dans d’autres pays du Moyen-Orient. Une poignée de croyants vivait en Inde, en Europe et en Amérique du Nord - 35 pays au total.
Environ 36 années plus tard, au moment du décès de Shoghi Effendi en 1957, le nombre de bahá’ís était passé à 400 000 environ résidant dans plus de 200 pays, territoires ou colonies.

Dans des centaines de messages rédigés pendant 36 années de service, Shoghi Effendi a expliqué les enseignements de Baha’u’llah et d’ ‘Abdu’l-Baha, donné des conseils aux individus et encouragé les communautés naissantes, les aidant à établir peu à peu la structure administrative communautaire prévue dans les Ecrits baha’is. Il a traduit de nombreux textes de Baha’u’llah en anglais, dans une traduction qui fait référence aujourd’hui encore.

Shoghi Effendi

Sans cesser de coordonner l’installation des pionniers bahá’ís à travers le monde, Shoghi Effendi fait considérablement avancer les travaux d’aménagement du Centre mondial bahá’í à Haïfa.

Il permet la construction d’une structure recouvrant le tombeau du Báb.
Il embellit et agrandit les jardins entourant le Tombeau de Bahá’u’lláh à l’extérieur de Saint Jean d’Acre. Il construit le Bâtiment des archives internationales bahá’íes sur les pentes du Mont Carmel, pour y exposer et conserver les tablettes et les reliques du Báb et de Bahá’u’lláh.
Ces chantiers, il les mène à bien par souci de créer une atmosphère digne du centre spirituel et administratif d’une religion mondiale. En qualité de chef de cette religion, le Gardien mènera aussi des activités liées aux affaires extérieures de la Foi et de son Centre mondial.

Son décès subit en 1957 à Londres a obligé la communauté baha’ie à faire face à une situation imprévue, la désignation d’un nouveau Gardien étant impossible.

C’est la Maison Universelle de Justice, élue en 1963, qui a dès lors présidé aux destinées de la communauté.