Les Baha’is de Chambéry

Categories

Accueil > Actualités > Les actus du monde > Campagne « Cinq années de trop »

25 mai 2013
Baha’i Chambéry

Campagne « Cinq années de trop »

« Cinq années de trop »

Afin de marquer le cinquième anniversaire de l’emprisonnement injuste des sept responsables bahá’ís iraniens, la Communauté internationale bahá’íe lance une campagne pour demander leur libération immédiate ainsi que pour attirer l’attention sur la détérioration de la situation des droits de l’homme en Iran.

5 années de trop - Communauté internationale bahá’íe lance un appel pour la libération des sept responsables bahá’ís emprisonnés en Iran.

La campagne se déroulera du 5 mai jusqu’au 15 mai, sous le nom de « Cinq années de trop ». Partout dans le monde, les communautés bahá’íes et d’autres ont planifié des événements publics qui seront centrés sur la situation désespérée des sept bahá’ís, qui font face à 15 années supplémentaires de prison ; ces condamnations à 20 ans de prison sont actuellement les plus longues pour des prisonniers de conscience en Iran.

« L’arrestation des sept responsables bahá’ís sur de fausses accusations, leur emprisonnement injuste et les sévères mauvais traitements subis en détention sont représentatifs de la souffrance de la communauté bahá’íe iranienne dans son ensemble et, en fait, de la situation de centaines d’autres prisonniers de conscience innocents qui ont été incarcérés en raison de leurs croyances », a précisé Mme Dugal.

« Leurs longues peines reflètent la détermination du gouvernement à opprimer totalement la communauté bahá’íe iranienne qui est la plus grande minorité religieuse non musulmane du pays. »

Six des sept responsables bahá’ís ont été arrêtés le 14 mai 2008 à Téhéran au cours d’une série de descentes effectuées à l’aube. La septième avait été incarcérée deux mois plus tôt, le 5 mars 2008.

Depuis leurs arrestations, les sept bahá’ís – dont les noms sont Fariba Kamalabadi, Jamaloddin Khanjani, Afif Naeimi, Saeid Rezaie, Mahvash Sabet, Behrouz Tavakkoli, et Vahid Tizfahm – ont été victimes d’un procès complètement bâclé.

Pendant leur première année de détention, les sept bahá’ís n’ont pas eu connaissance des charges retenues contre eux et ils n’ont pratiquement pas eu accès à leurs avocats. Leur procès, instruit pendant plusieurs mois en 2010 et ne totalisant que six jours devant le tribunal, a été illégalement fermé au public, démontrant le terrible parti pris de la part des procureurs et des juges, et était fondé sur des preuves inexistantes.

Aujourd’hui, les sept responsables endurent des conditions difficiles dans deux des plus tristement célèbres prisons d’Iran. Les cinq hommes sont incarcérés dans la prison de Gohardasht à Karaj, un bâtiment connu pour sa surpopulation, son manque d’hygiène et ses conditions dangereuses. Les deux femmes sont restées à Téhéran, dans l’infâme prison d’Evin.

La Communauté internationale bahá’íe a créé une section spéciale sur son site internet afin de se focaliser sur cette campagne. Elle présente des articles et des documents sur la vie des sept responsables bahá’ís, ainsi qu’un blog qui rendra compte des activités et des événements de la campagne au fur et à mesure qu’ils auront lieu.

Pour accéder au site (en anglais) cliquez ici